04 février 2007
Pourquoi je suis candidat du Parti Québécois
Par Sylvain Gaudreault
NOTE : Le texte qui suit a été proposé à la chronique "Opinion" du journal Le Quotidien. Le rédacteur en chef a refusé de le publier sous prétexte de ne pas accorder une visibilité plus grande à un candidat plutôt qu'à un autre en cette période pré-électorale...
J’en ai assez du tumulte des derniers jours. Je ne digère pas ces supputations médiatiques sur la soi-disant désertion du Parti québécois par des candidats de la relève. Un instant ! J’ai 36 ans et je suis candidat dans l’équipe d’André Boisclair. Ça vous étonne ? J’ai fait le choix de me présenter avec le Parti québécois, sans être pour autant un extra-terrestre. Voici pourquoi. Pièce en trois actes.
Acte 1 : la souveraineté
Je ne veux pas passer toute ma vie active à tourner en rond sur la question nationale. Faire la souveraineté m’apparaît comme la piste de solution la plus pertinente pour garantir le plein épanouissement de la nation québécoise, mais aussi pour assurer son avenir social, économique et politique. Le Québec occupe une place de plus en plus congrue à l’intérieur du Canada et il faut prendre acte de l’impossibilité chronique de renouveler en profondeur le fédéralisme.
Construire un pays est le défi le plus stimulant qui soit. À partir du travail de pionnier réalisé par les générations de militants qui ont précédé la mienne, je souhaite faire partie d’un gouvernement qui posera aux Québécoises et aux Québécois la question fondamentale : que préférez-vous entre la souveraineté du Québec et le statu quo constitutionnel ? Le fardeau de la preuve est entre les mains des fédéralistes.
Être souverainiste, c’est aussi croire à une plus grande autonomie des régions. Comme défenseur de leur développement, partisan d’une politique d’occupation du territoire, je crois que la souveraineté est le meilleur outil de développement régional à long terme. À l’intérieur d’un Québec souverain, le rapport de force des régions se trouverait décuplé. Le chantier de la souveraineté, avec notamment le projet de rédaction d’une Constitution, apparaît comme le moment tout indiqué pour revoir la répartition des pouvoirs et – enfin ! – proposer une véritable décentralisation aux régions avec les ressources qui l’accompagnent.
Acte 2 : le parti
Le Parti québécois est social-démocrate. Dans Jonquière, j’ai rassemblé autour de ma candidature des militants en provenance de tous les milieux, dont plusieurs appartiennent au mouvement syndical. Comme moi, ils croient en l’influence des lieux de pouvoir par l’intérieur. Le Parti québécois rend possible cet engagement civique profond. Quand Victor-Lévy Beaulieu éructe « bon débarras », c’est sur tous ces gens de conviction qu’il crache !
Les gouvernements du Parti québécois ont fait de grandes réformes sociales-démocrates : le financement démocratique des partis politiques, la Charte de la langue française, la loi anti-scab, la loi sur la lutte contre la pauvreté, les services de garde à 5$ par jour, la politique nationale de l’eau, etc. Avec l’influence grandissante des militants progressistes dans les instances, aucun chef du Parti québécois ne pourra se travestir en chantre de la droite populiste comme Mario Dumont. Déjà, le programme actuel du parti prévoit d’audacieuses mesures comme la réduction à la dépendance au pétrole et le gel des frais de scolarité. Le Conseil national du parti s’est prononcé en faveur de la création d’un fonds de capital de risque dans les régions pour casser leur dépendance envers la grande entreprise.
Le Parti québécois mobilise la jeune génération. Mes amis Jonathan Valois et Stéphan Tremblay ne se représentent pas afin de consacrer leur temps à leur jeune famille. Qui leur en voudra ? La politique, c’est quelque chose de grand. Je salue leur attitude professionnelle à l’égard du service public. En même temps, je remarque la présence des Patrick Lahaie (36 ans) dans Laviolette, Annie Thériault (29 ans) dans Lotbinière, Nicolas Girard (34 ans) dans Gouin, Elsie Lefebvre (27 ans) dans Laurier-Dorion, Alexandre Bourdeau (28 ans) dans Berthier et Joëlle Quérin (22 ans) dans Chomedey. Et le bateau coulerait au Parti québécois ? Allons donc !
Acte 3 : le chef
André Boisclair a davantage d’expérience ministérielle que Jean Charest en avait au moment où celui-ci a été élu premier ministre. Dans la tourmente autour de son leadership, il choisit la transparence au lieu des faux-fuyants. Je reconnais là des signes de maturité.
Parmi tous les chefs du Parti québécois, André Boisclair est celui qui incarne la souveraineté comme un moyen plutôt que comme une fin en soi. Ne répète-t-il pas : « Ma priorité, c’est l’éducation ; mais pour y arriver, j’ai besoin de la souveraineté » ? Les changements que veut apporter le chef du Parti québécois ne sont pas que cosmétiques. La souveraineté n’est plus affaire de ressentiment ni de revanche à l’égard du Canada anglais. Le Québec a quelque chose à dire et à faire à l’ONU, à l’UNESCO et à l’OMC, là où les décisions se prennent. André Boisclair est le chef qui a fait du rôle du Québec sur la scène internationale le cœur de son argumentaire souverainiste. C’est ici qu’il me rejoint le plus.
Pour toutes ces raisons, j’ai accepté de faire partie de l’équipe des candidats du Parti québécois. J’en suis très fier.
Pour aller plus loin : mon site Web en tant que candidat du Parti Québécois dans Jonquière.
Commentaires sur ce texte:
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Étrange décision de la part du Quotidien alors que je viens de lire dans le Soleil, section «Opinion», un texte de Jean-François Bertrand, candidat à l'investiture du PQ. dans Vanier à Québec, qui parle de ses motivations.
Patricia Côté, Lévis
Patricia Côté, Lévis
Bonjour Sylvain,
Je suis touché par ton engagement. Je ressent tout comme toi le besoin de faire quelque chose pour que ça change. Bravo.
Toutefois, un élément me choque, c'est lorsque l'on parle de souveraineté comme si cela allait de soi, comme si "les fédéralistes avaient le fardeau de la preuve". C'est au contraire à vous de faire la démonstration de la nécessité de ce changement. C'est à celui qui affirme quelque chose d'en faire la démonstration, pas à celui qui propose un statut-quo.
La balle est dans votre camp.
Je suis touché par ton engagement. Je ressent tout comme toi le besoin de faire quelque chose pour que ça change. Bravo.
Toutefois, un élément me choque, c'est lorsque l'on parle de souveraineté comme si cela allait de soi, comme si "les fédéralistes avaient le fardeau de la preuve". C'est au contraire à vous de faire la démonstration de la nécessité de ce changement. C'est à celui qui affirme quelque chose d'en faire la démonstration, pas à celui qui propose un statut-quo.
La balle est dans votre camp.
Félicitations Sylvain, et la meilleure des chances! Je suis sûr que Jonquière aura le bon sens de se donner un député doté d'une vraie bonne tête et d'un vrai bon coeur... Je te signale qu'à ta liste de candidats jeunes de grande valeur au PQ, on pourrait ajouter le nom de Véronique Hivon, une jeune avocate de Québec, très brillante elle aussi, qui se présente dans Jean-Talon.
Bonjour Sylvain,
Je manifeste par ce message, mon appui sans inconditionnel à toi et à ton parti, une confiance qui n'est pas aveugle, mais réfléchie. Bien sur, certain québécois reproche à André Boisclair et au PQ, immaturité et faux pas. Je ne cache pas cette vérité, mais il faut se dire que parfois, vaut mieux voter pour le parti le moins pire, que voter pour Charest. Un parti qui fait ses réformes en début de mandat et les finit par des cadeaux ici et là. Es-ce éthique pour un parti politique dans sa dernière année de mandat de manipuler la population, juste pour gagner les élections. Tout en se rappelant les taux de popularité de ce gouvernement qui, il y a 1 an, frôlaient les 25% et moins. Je vous invite sur ce lien ( les promesses de Charest ): http://www.youtube.com/watch?v=rPCeTg4gCVU
Parlant de souveraineté, je tiens à cerner 2 problèmes quant a un futur référendum, le manque d'information qui amène des arguments fantaisiste et non fondé sans oublier de solliciter beaucoup plus les minorités dans un Québec indépendant, puisque c'est ceux-ci qui ont tendance a ne pas ce rallier au camps du oui. Lorsque je parle de minorité, cela inclut minorité culturelle et minorité linguistique.
Sur ce, bonne campagne électorale Sylvain
Luc Ouellet
Je manifeste par ce message, mon appui sans inconditionnel à toi et à ton parti, une confiance qui n'est pas aveugle, mais réfléchie. Bien sur, certain québécois reproche à André Boisclair et au PQ, immaturité et faux pas. Je ne cache pas cette vérité, mais il faut se dire que parfois, vaut mieux voter pour le parti le moins pire, que voter pour Charest. Un parti qui fait ses réformes en début de mandat et les finit par des cadeaux ici et là. Es-ce éthique pour un parti politique dans sa dernière année de mandat de manipuler la population, juste pour gagner les élections. Tout en se rappelant les taux de popularité de ce gouvernement qui, il y a 1 an, frôlaient les 25% et moins. Je vous invite sur ce lien ( les promesses de Charest ): http://www.youtube.com/watch?v=rPCeTg4gCVU
Parlant de souveraineté, je tiens à cerner 2 problèmes quant a un futur référendum, le manque d'information qui amène des arguments fantaisiste et non fondé sans oublier de solliciter beaucoup plus les minorités dans un Québec indépendant, puisque c'est ceux-ci qui ont tendance a ne pas ce rallier au camps du oui. Lorsque je parle de minorité, cela inclut minorité culturelle et minorité linguistique.
Sur ce, bonne campagne électorale Sylvain
Luc Ouellet
Très cher Sylvain,
Quelle ne fut pas ma surprise de t'apercevoir ce matin dans un reportage diffusé à Global News (mon lieu de travail actuel). Tu as été de loin mon enseignant favori (à vie!!!!). Tu nous as enseigné à réfléchir et à avoir un esprit critique sur l'actualité. C'est pour cette raison que je t'offre mon appui inconditionnel pour cette élection. Vivant maintenant à Montréal, il m'est impossible de voter directement pour toi, mais il m'est possible de voter pour l'idéologie que tu proposes!
Alors voilà, je voulais simplement te souhaiter une bonne campagne.
Au plaisir!
Marie-France Pagé
(Promotion 2003)
mpage@globaltv.com
Quelle ne fut pas ma surprise de t'apercevoir ce matin dans un reportage diffusé à Global News (mon lieu de travail actuel). Tu as été de loin mon enseignant favori (à vie!!!!). Tu nous as enseigné à réfléchir et à avoir un esprit critique sur l'actualité. C'est pour cette raison que je t'offre mon appui inconditionnel pour cette élection. Vivant maintenant à Montréal, il m'est impossible de voter directement pour toi, mais il m'est possible de voter pour l'idéologie que tu proposes!
Alors voilà, je voulais simplement te souhaiter une bonne campagne.
Au plaisir!
Marie-France Pagé
(Promotion 2003)
mpage@globaltv.com
Je trouve moi aussi étrange la réaction du Quotidien. Je ne voudrais pas créer de polémique, mais la décision répond-t-elle d'un désir d'équité, ou d'une prise de position personelle ? Je n'affirme rien, je pose la question.
Concernant la souveraineté, je suis encore hésitant. Oui, je veut un Québec souverain, mais je suis par contre convaincu que si un prochain référendum est négatif, il sera encore très long avant la "prochaine chance".C'est dans cet optique que j'espère que le possible référendum ne sera pas fait à la hâte. Malgré la constante volonté de la souveraineté dans l'opinion publique, je crois que la passion à peut-être diminuée avec le temps. Je ne prétend pas être au courant, je ne me fie qu'a ce que je voit autour de moi, par rapport à ce que des gens qui l'ont vécu à l'époque. Pour finir, je crois que le PQ est conscient qu'il devra d'abord et avant tout mettre le peuple en confiance, parceque les gens ne risqueront pas la souveraineté avec des dirigeants qu'il ne conaissent pas assez.
En tant qu'étudiant, je m'inquiète évidemment du dégel des frais de scolarité. J'ai peur qu'en tenant sa promesse de mettre plus d'argent dans l'Aide Financière aux Études, la majeure partie de cet argent sera remis sous forme de prêts, ce qui reviens à dire que les étudiants payeront encore de leurs poches. Cette crainte est peut-être infondée, mais je vois ici une excellente oppurtunité de NE PAS prendre de risque innutile, en appuyant le Parti Québecois aux élections.
Sylvain, je t'appuis dans ta démarche, et sur une note humoristique, je tiens à te dire que mes fréquentes absences à ton cours n'était pas dû à un manque d'intêret ou de qualité du cours, mais plutôt à la vilaine case horaire du vendredi matin. Dès le retour de la mi-session, nous serons impliqués dans ta campagne d'élection, en feront tout pour que cela porte fruit.
Bonne chance ! ( Quoique cela ne relève pas tellement de la chance...)
Concernant la souveraineté, je suis encore hésitant. Oui, je veut un Québec souverain, mais je suis par contre convaincu que si un prochain référendum est négatif, il sera encore très long avant la "prochaine chance".C'est dans cet optique que j'espère que le possible référendum ne sera pas fait à la hâte. Malgré la constante volonté de la souveraineté dans l'opinion publique, je crois que la passion à peut-être diminuée avec le temps. Je ne prétend pas être au courant, je ne me fie qu'a ce que je voit autour de moi, par rapport à ce que des gens qui l'ont vécu à l'époque. Pour finir, je crois que le PQ est conscient qu'il devra d'abord et avant tout mettre le peuple en confiance, parceque les gens ne risqueront pas la souveraineté avec des dirigeants qu'il ne conaissent pas assez.
En tant qu'étudiant, je m'inquiète évidemment du dégel des frais de scolarité. J'ai peur qu'en tenant sa promesse de mettre plus d'argent dans l'Aide Financière aux Études, la majeure partie de cet argent sera remis sous forme de prêts, ce qui reviens à dire que les étudiants payeront encore de leurs poches. Cette crainte est peut-être infondée, mais je vois ici une excellente oppurtunité de NE PAS prendre de risque innutile, en appuyant le Parti Québecois aux élections.
Sylvain, je t'appuis dans ta démarche, et sur une note humoristique, je tiens à te dire que mes fréquentes absences à ton cours n'était pas dû à un manque d'intêret ou de qualité du cours, mais plutôt à la vilaine case horaire du vendredi matin. Dès le retour de la mi-session, nous serons impliqués dans ta campagne d'élection, en feront tout pour que cela porte fruit.
Bonne chance ! ( Quoique cela ne relève pas tellement de la chance...)
Soir d'élections, mon coeur et québécois malgré mes origines ou il est en passe de le devenir depuis 16 ans. Je vis du bonheur et du désespoir. Bravo Sylvain pour ta classe et ton humanisme, il nous faudra beaucoup de gens comme toi pour refaire ce pays. Le Saguenay résiste comme le village gaulois de mon enfance. Soyez forts et intelligents dans la lutte. Bonne chance
Bonjour Sylvain!
Depuis que j'ai quitté Jonquière, mes intérêts artistiques ont gagné sur tous les autres, détournant mon attention de l'activité politique (toi qui m'y avait si bien accroché dans tes cours d'actualité!). Alors quelle ne fut pas ma joie, en cette soirée du 26 mars, de voir apparaître mon ancien professeur élu dans Jonquière! J'ai littéralement été submergée d'une vague d'allégresse.
J'ai tant souhaité, pendant toutes ces heures de cours, que des électeurs puissent un jour comme moi entendre ta passion pour les idées, les débats de société, l'actualité, le Québec. Aujourd'hui ça se concrétise, et je considère que tous les gens que tu représentes sont chanceux.
J'ai été une étudiante parmi tant d'autres, qui aimait faire rire dans ses revues d'actualité (particulièrement l'économie!), tu m'as toujours encouragée et pour moi, tu resteras un professeur marquant. Bonne chance dans tout !!!!! Je suis très fière de connaître Sylvain Gaudreault.
Linda Bouchard
Atm télé, promotion 2004
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Depuis que j'ai quitté Jonquière, mes intérêts artistiques ont gagné sur tous les autres, détournant mon attention de l'activité politique (toi qui m'y avait si bien accroché dans tes cours d'actualité!). Alors quelle ne fut pas ma joie, en cette soirée du 26 mars, de voir apparaître mon ancien professeur élu dans Jonquière! J'ai littéralement été submergée d'une vague d'allégresse.
J'ai tant souhaité, pendant toutes ces heures de cours, que des électeurs puissent un jour comme moi entendre ta passion pour les idées, les débats de société, l'actualité, le Québec. Aujourd'hui ça se concrétise, et je considère que tous les gens que tu représentes sont chanceux.
J'ai été une étudiante parmi tant d'autres, qui aimait faire rire dans ses revues d'actualité (particulièrement l'économie!), tu m'as toujours encouragée et pour moi, tu resteras un professeur marquant. Bonne chance dans tout !!!!! Je suis très fière de connaître Sylvain Gaudreault.
Linda Bouchard
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