14 mars 2007
La note du viaduc de la Concorde de Dumont : un procédé sale et répugnant
Par Pascal D'amours
Le débat des chefs de la semaine dernière a au moins permis de confirmer un constat : Mario Dumont est prêt à tout, même les pires bassesses pour voir son étoile briller au firmament. Cette semaine, je n’ai que du dégoût pour M. Dumont qui semble pourtant grimper dans les sondages. Jusqu’ici, je tolérais assez bien ce conservateur « populo et démago » en le trouvant parfois juste, parfois rigolo également.
Avec l’utilisation d’une note interne concernant le viaduc de la Concorde lors du débat des chefs, Mario a atteint ce qu’il y a de plus noire en politique : l’exploitation d’un drame et de morts à des fins purement électoralistes. L’attitude mérite le mépris sans appel. On peut s’amuser lors d’une campagne de croc-en-jambe ou d’accusations qui prennent la forme de pelures de banane. Cependant, la manœuvre de Mario Dumont vise l’exploitation des émotions les plus sombres pour duper et tromper les électeurs.
Avec l’utilisation d’une note interne concernant le viaduc de la Concorde lors du débat des chefs, Mario a atteint ce qu’il y a de plus noire en politique : l’exploitation d’un drame et de morts à des fins purement électoralistes. L’attitude mérite le mépris sans appel. On peut s’amuser lors d’une campagne de croc-en-jambe ou d’accusations qui prennent la forme de pelures de banane. Cependant, la manœuvre de Mario Dumont vise l’exploitation des émotions les plus sombres pour duper et tromper les électeurs.
On connaît depuis quelques jours, le contenu de cette fameuse note, il s’agit du simple mémo d’un professionnel qui avise son patron immédiat de l’état d’un viaduc et qui conclut en affirmant : « Aucune intervention n’est requise pour l’instant » (ce que Mario n’a pas révélé en ondes). Qu’est-ce qu’un premier ministre peut bien avoir à faire avec un note comme celle-là ??? Il y a des milliers de mémo comme celui-là qui circulent dans la fonction publique à chaque semaine. Et voilà super Mario qui accuse Jean Charest de ne pas avoir tenu compte du danger. Le procédé est sale et dégoûtera ceux qui s’amusent encore parfois de la politique spectacle. L’entourage de Mario Dumont était fier de cette tactique à la suite du débat. Ils l’ont même qualifiée de « bombe atomique ».
Les émotions avant la vision
En fait, depuis le début de la campagne, Mario Dumont joue avec les émotions à fleur de peau. Les sujets qu'il traite masquent son absence totale de vision pour le Québec. Mario utilise la peur de l'autre (accommodements raisonnables), la haine des structures (commissions scolaires), le respect des aînés (commission d'enquête), la protection des enfants (Ombudsman de la DPJ) et maintenant la soi-disant négligeance de l'État pour parler aux tripes des électeurs en omettant toutefois d'élargir la réflexion. Alors que l'on s'attend d'un premier ministre qu'il soit l'architecte du Québec de demain, Mario Dumont propose sa candidature comme simple responsable de la sécurité de ce chantier.
Mario utilise le drame, il accuse les autres d’être responsables et se pose en justicier ensuite. On le voit, Mario est prêt à tout pour prendre le pouvoir. Moi, ce procédé ça me lève le cœur et ça me fait peur. À mes yeux, Mario n’est plus un jeune et brillant politicien, il est devenu depuis le débat un danger pour le sain débat démocratique. Il n’y a plus désormais que deux chefs de parti qui méritent d’aspirer à la fonction de premier ministre du Québec.
Commentaires sur ce texte:
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En effet, le geste laisse perplexe... quoi que tout n'a pas été dit sur le sujet. L'intervention de Johnson ne me plait pas non plus.
On dirait qu'il y a quelque chose de pas net!
Accent Grave
On dirait qu'il y a quelque chose de pas net!
Accent Grave
Vous avez sans doute raison sur le caractère de la manoeuvre et probablement raison sur le caractère de l'individu. Mais, cela dit avec respect pour la classe politique (j'en ai fort peu), vous vous méprenez sur le tort qu'il porte au sain débat démocratique.
J'ai écouté le débat, complètement écoeuré. Car, de débat, il n'y a pas eu. Trois individus ont été laissés seuls devant trois caméras, n'ont répondu à aucune question, s'interrompant à qui mieux mieux, impolis, incohérents, bêtes et méchants, refusant d'écouter l'autre, faisant passer des messages sans aucune pertinence à la place des réponses auxquelles on se serait attendu, bref des enfants à qui on a appris un texte par coeur, qui doivent le prononcer dans un délai imparti, sans tenir compte du contexte ou de la question, et dont on peut se demander s'ils comprennent ce qu'ils disent.
Mario Dumont peut faire peur (il me faisait peur avant le débat et je suis de ceux qui croient que la comparaison avec Le Pen, un bon orateur et un excellent démagogue, est flatteuse pour Mario Dumont, ce qui, considérant que je ne voterais pas pour Le Pen, m'indique que je ne voterai certainement pas pour un succédané peu talentueux) mais à ce compte-là, tous m'ont terrifié.
Voilà des gens qui aspirent à me gouverner, à prendre mon argent durement gagné pour le dépenser à des choses qu'ils sont incapables de définir, comme des girouettes dans la direction que le vent populaire leur indiquera, qui n'écoutent pourtant pas ce qu'on leur dit, qui ne répondent pas de leurs gestes, et qui demandent systématiquement qu'on leur fasse confiance. Quand quelqu'un me demande de lui faire confiance, c'est justement là que ça va mal car la confiance, comme la bonne foi, devrait être implicite.
J'ai ma propre position politique et, peut-être y a-t-il là-bas un parti qui me satisferait (je ne l'ai pas encore trouvé). Mais il est évident que, dans cet anti-débat, rien n'est satisfaisant, sain ou même démocratique.
J'ai écouté le débat, complètement écoeuré. Car, de débat, il n'y a pas eu. Trois individus ont été laissés seuls devant trois caméras, n'ont répondu à aucune question, s'interrompant à qui mieux mieux, impolis, incohérents, bêtes et méchants, refusant d'écouter l'autre, faisant passer des messages sans aucune pertinence à la place des réponses auxquelles on se serait attendu, bref des enfants à qui on a appris un texte par coeur, qui doivent le prononcer dans un délai imparti, sans tenir compte du contexte ou de la question, et dont on peut se demander s'ils comprennent ce qu'ils disent.
Mario Dumont peut faire peur (il me faisait peur avant le débat et je suis de ceux qui croient que la comparaison avec Le Pen, un bon orateur et un excellent démagogue, est flatteuse pour Mario Dumont, ce qui, considérant que je ne voterais pas pour Le Pen, m'indique que je ne voterai certainement pas pour un succédané peu talentueux) mais à ce compte-là, tous m'ont terrifié.
Voilà des gens qui aspirent à me gouverner, à prendre mon argent durement gagné pour le dépenser à des choses qu'ils sont incapables de définir, comme des girouettes dans la direction que le vent populaire leur indiquera, qui n'écoutent pourtant pas ce qu'on leur dit, qui ne répondent pas de leurs gestes, et qui demandent systématiquement qu'on leur fasse confiance. Quand quelqu'un me demande de lui faire confiance, c'est justement là que ça va mal car la confiance, comme la bonne foi, devrait être implicite.
J'ai ma propre position politique et, peut-être y a-t-il là-bas un parti qui me satisferait (je ne l'ai pas encore trouvé). Mais il est évident que, dans cet anti-débat, rien n'est satisfaisant, sain ou même démocratique.
Un petit commentaire en passant pour vous informer que le 26 mars prochain, il y aura une soirée élection organisé par Steven Painchaud (Du blogue Pourquoi pas?) et moi-même à 19h à la Cage aux sports de Chicoutimi sur le boulevard Talbot. Petite bière (ou ce que vous voulez), ailes de poulet et paris amicaux seront à l'honneur. Avec 5 écrans géants sur 5 différentes chaînes nous dévoilant les résultats des élection, ça promet! Et il y aura aussi un article sur cet évènement dans le quotidien de demain. Vous y êtes cordialement invités tous les trois! Si vous voulez, vous pouvez aussi l'annoncer sur votre blogue! Nous vous y attendons! À lundi j'espère. ;)
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